En décembre 2000, Jean-Bertrand Aristide est élu président de la République de Haïti avec 93% des voix, mais avec seulement 5% de participation. Le peuple haïtien est peu enclin à participer à la démocratie depuis les fraudes électorales survenues lors des élections législatives quelques mois auparavant.
En 2003, une rébellion débute à la suite de l'assassinat près de la ville de Gonaïves, d'un chef rebelle, Amiot Métayer, par le pouvoir. Puis, elle gagne du terrain et une opposition armée se regroupe contre le pouvoir en place à Port au Prince.
En janvier et février 2004 se succèdent, dans la capitale et dans les principales villes de province, des manifestations, des fusillades et des règlements de comptes sanglants entre opposants et pro-Aristide.
Le 29 février 2004, le président Aristide est forcé de quitter Haïti par les américains qui l'accusent de despotisme et d'avoir des connections avec les cartels de la drogue colombien.
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